Je vous propose ici une très brève introduction à l’hébreu (origines, alphabet, règles de prononciation, exemples de mots/phrases importantes dans le contexte du judaïsme…). En hébreu, le nom de la langue se dit :
עִבְרִית
Soit en translittération :
ivrit
Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une introduction à l’hébreu biblique qui suit des règles différentes de l’hébreu moderne. Toutefois, j’aborde quand même rapidement les différences entre l’hébreu biblique et l’hébreu moderne en deuxième partie de cette article. Et je recommande en fin d’article une série d’ouvrages dont des ouvrages sur l’hébreu biblique. Je me focalise donc ici sur l’hébreu moderne qui fournira quand même les bases nécessaires pour se familiariser avec cette langue, qui est centrale dans le judaïsme dans la mesure où elle constitue notamment la langue utilisée pour toutes les liturgies, même si la pratique varie en fonction des courants du judaïsme (voir cette page pour plus d’informations sur le sujet).
- Introduction
- Hébreu biblique et hébreu moderne
- Les formes d’écriture
- Alphabet et prononciation
- Les pronoms personnels
- Les pronoms interrogatifs
- Les verbes : être et avoir
- Les nombres
- Les jours
- Quelques exemples bibliques et liturgiques
Introduction
(Je precise que les informations qui vont suivre dans cette introduction sont également disponibles à cette adresse) L’hébreu est une langue dont l’existence est attestée depuis plusieurs millénaires, et fait partie des langues dites « sémitiques ». Ces langues ont pour berceau le proche et moyen-orient. On peut ainsi citer : l’hébreu bien entendu, l’arabe, l’éthiopien ou encore le néo-araméen. On distingue trois groupes de langues comme expliqué sur le site de l’Université de Genève dans sa rubrique dédiée à la théologie :
- Le groupe dit Nord-Est : on y trouve essentiellement l’akkadien, lui-même subdivisé en assyrien et babylonien
- Le groupe dit Nord-Ouest : on y trouve l’éblaite, l’ougaritique, l’araméen et la cananéen, qui comporte lui même plusieurs langues comme le phénicien-punique, le moabite, l’amorite, l’édomite ainsi que l’hébreu
- Le groupe dit Sud : on y trouve principalement l’arabe ainsi que l’éthiopien
Les langues sémitiques partagent plusieurs caractéristiques, en voici quelques unes :
- Les mots sont formés d’une racine consonantique, généralement trois consonnes
- Les langues sémitiques possèdent un vocabulaire commun
- Peu de termes hébreux sont passés dans la langue française
- Les temps ne sont pas définis de manière aussi précise que dans notre langue
Faire une histoire de l’hébreu n’est pas l’objectif de cet article, mais on peut résumer quelques caractéristiques essentielles de l’hébreu (comme expliqué dans l’ouvrage « Premiers pas en hébreu » aux éditions Larousse) :
- L’hébreu est lu et écrit de droite à gauche
- L’alphabet hébreu est composé de 22 lettres qui sont des consonnes
- L’hébreu possède deux systèmes d’écriture : les caractères imprimés et l’écriture dite cursive
- Il n’y a pas de majuscules
- Les lettres ne sont jamais attachées les unes aux autres
- Le système des voyelles est un ajout tardif à l’écriture hébreu dans le but de pouvoir conserver et lire les textes en hébreu
- Tous les mots en hébreu dérivent en général d’une racine de trois lettres
Notons quand même quelques faits historiques concernant l’hébreu. On date les premiers textes en hébreu du 10ème siècle avant JC. On parle alors de paléo-hébreu. L’écriture est évidemment différente de celle de l’hébreu moderne. Notons également que plusieurs formes d’hébreux se côtoient dans le Tanakh (Bible Hébraïque ou Ancien Testament) dans la mesure où le texte est composé sur plusieurs siècles. Comme indiqué plus haut, on distingue d’ailleurs l’hébreu moderne de l’hébreu biblique.

Alphabet Paléo-Hébreu, ancêtre de l’Hébreu moderne (w1k0, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)
Hébreu biblique et hébreu moderne
L’hébreu biblique et moderne se ressemblent (notamment en ce qui concerne l’alphabet) mais possèdent toutefois plusieurs différences. La plus frappante est sous doute liée à la taille du vocabulaire. L’hébreu biblique comporte environ 8000 mots uniques quand l’hébreu moderne en comporte près de 30 000. L’hébreu biblique ne permet pas donc pas d’exprimer certains concepts modernes qui n’existaient pas du temps de l’hébreu biblique. Ensuite, les deux langues (si on peut s’exprimer ainsi) sont différentes sur le plan grammatical. Dans l’hébreu biblique les phrases suivent le plus souvent une forme verbe-sujet-complément quand l’hébreu moderne à adopté une approche sujet-verbe-complément. Il y a également quelques différences sur le plan de la prononciation de certaines lettres, l’hébreu biblique étant plus strict pour différencier les différentes lettres. Enfin, plusieurs formes verbales propres à l’hébreu biblique ne sont plus utilisées dans l’hébreu moderne.
Les formes d’écriture
L’alphabet hébraïque possède deux formes d’écriture : l’écriture en caractères d’imprimerie (on parle plutôt de caractères « carrés ») et l’écriture cursive ou manuscrite. Les deux écritures sont extrêmement différentes. Pour des raisons pratiques je ne présente ici que l’écriture sous la forme de caractères d’imprimerie.
Alphabet et prononciation
L’alphabet hébraïque comporte, comme indiqué plus haut, 22 lettres. Chaque lettre est associé à un son particulier et à une valeur numérique. Ces valeurs numériques font l’objet d’interprétations dans le judaïsme avec ce que l’on appelle la Gematria. Voici un tableau récapitulatif avec le nom de la lettre, son écriture en caractères d’imprimerie, sa prononciation et sa valeur numérique :
| Aleph | א | silencieux | 1 |
| Beis | בּ | b | 2 |
| Veis | ב | v | 2 |
| Gimel | ג | g | 3 |
| Dalet | ד | d | 4 |
| Hay | ה | h | 5 |
| Vav | ו | v | 6 |
| Zayin | ז | z | 7 |
| Khes | ח | kh | 8 |
| Tes | ט | t | 9 |
| Yud | י | y | 10 |
| Kaf | כּ | k | 20 |
| Lamed | ל | l | 30 |
| Mem | מ | m | 40 |
| Nun | נ | n | 50 |
| Samekh | ס | s | 60 |
| Ayin | ע | silencieux | 70 |
| Pay | פּ | p | 80 |
| Fay | פ | f | 80 |
| Tzadik | צ | tz | 90 |
| Kuf | ק | k | 100 |
| Raysh | ר | r | 200 |
| Shin | שׁ | sh | 300 |
| Sin | שׂ | s | 300 |
| Tav | תּ | t | 400 |
| Sav | ת | s | 400 |
Certaines lettres évoluent dans leur forme lorsqu’elles sont à la fin d’un mot. En voici la liste avec le nom de la lettre, sa forme originale, le nom de la forme finale, la forme finale et la prononciation :
| Khaf | כ | Khaf final | ך | kh |
| Mem | מ | Mem final | ם | m |
| Nun | נ | Nun final | ן | n |
| Fay | פ | Fay final | ף | f |
| Tzadik | צ | Tzadik final | ץ | tz |
Et voici la liste des voyelles. Ces dernières sont marquées par de petits signes en dessous des lettres. On parle parfois de signes diacritiques ou points-voyelles. Ces dernières sont le fruit du travail des Massorétes qui ont travaillé à conserver la prononciation correcte des termes hébraïques. Vous pouvez trouver plus d’informations sur le travail des Massorétes et sur qui ils sont à cette adresse. Dans la pratique, ces voyelles ne sont pas présentes dans les documents et textes de la vie quotidienne, elles sont surtout utiles lors de l’apprentissage de l’hébreu. Lors de la lecture de la Torah à la synagogue (voir le cycle de lecture de la Torah) le texte ne contient pas exemple aucune voyelles, ce qui implique un apprentissage presque « par coeur » des passages qui sont lus. Dans les exemples que je vais donner dans cette introduction, j’indique parfois les voyelles et d’autres fois pas. Voici un tableau des voyelles avec à chaque fois leur valeur, forme, nom en hébreu et prononciation :
| a | סָ סַ סֲ | quamats patah cheva | a long a bref a très bref |
| e | סֵ סֶ סֱ סְ | tséré ségol cheva cheva | é long (è) é bref é très bref e muet |
| i | סִ | hiriq | i bref |
| o | סוֹ סָ סֳ | holam quamats cheva | o long o bref (rare) o très bref |
| ou | סוּ סֻ | chourouk qoubouts | ou long ou bref |
Les pronoms personnels
Comme en français on retrouve en hébreu la notion de pronoms personnels. Voici un tableau récapitulatif des pronoms personnels avec leur écriture en hébreu, leur translittération et leur traduction :
| אֲנִי | ani | je |
| אַתָּה | atah | tu masculin |
| אַת | at | tu féminin |
| הוּא | hou | il |
| הִיא | hi | elle |
| אֲנַחְנוּ | ana’hnou | nous |
| אַתֶּם | atèm | vous masculin |
| אַתֶּן | atèn | vous féminin |
| הֵם | hèm | ils |
| הֵן | hèn | elles |
Il existe également les pronoms d’objets directs (moi, toi, vous etc…). En voici la liste (notez l’absence de voyelles) :
| אותי | oti | moi |
| אותך | otkha | toi (au masculin) |
| אותך | otakh | toi (au féminin) |
| אותו | oto | lui |
| אותה | ota | elle |
| אותנו | otanu | nous |
| אתכם | etkhem | vous (au masculin) |
| אתכן | etkhen | vous (au féminin) |
| אותם | otam | eux (au masculin) |
| אותן | otan | eux (au féminin) |
Les pronoms interrogatifs
Comme dans d’autres langues, l’hébreu intègre la notion de pronoms interrogatifs. En voici un tableau récapitulatif avec l’hébreu, la translittération et la traduction (notez l’absence de voyelles) :
| מי | mi | qui ? |
| מה | ma | quoi ? |
| מתי | matai | quand ? |
| איפה | eifo | où ? |
| למה | lama | pourquoi ? |
| איזה | eize | lequel ? |
| איזו | eizo | laquelle ? |
| אילו | eilu | lesquels ? |
| איך | eikh | combien ? |
| כמה | kama | combien ? |
Il est ensuite assez simple de former des questions car l’hébreu moderne suit une structure sujet-verbe-complément. On commence donc une question par le pronom interrogatif suivi du complément. Voici quelques exemples de questions très basiques avec l’hébreu, sa translittération et sa traduction en français (notez l’absence de voyelles) :
| ?מי שם | mi sham ? | Qui est là ? |
| ?מה זה | ma ze ? | Qu’est-ce que c’est ? |
| ?מה המצב | ma hamatsav ? | Quoi de beau ? Quoi de neuf ? |
| ?כמה קילו | kama kilo ? | Combien de kilos ? |
Les verbes : être et avoir
Particularité de l’hébreu, il n’existe pas vraiment de verbes pour « être » et « avoir » en hébreu au sens où nous l’entendons au français. Le verbe « être » n’existe pas au présent, il se suppose, par contre il existe dans les formes du passé et du futur. Le verbe « avoir » quant à lui n’existe pas du tout et est remplacé par une formule équivalente à « il y a/il a ». Comment alors exprimer certaines choses comme « je suis heureux » ou « j’ai un chat » ? Pour le verbe « être », celui-ci est tout simplement supprimé des phrases au présent. Pour dire « je suis heureux », je vais simplement dire « je heureux ». Exemple en hébreu (sans les voyelles) :
אני שמח
Ainsi que sa translittération :
Ani sameach
« Ani » voulant dire « Je » (voir les pronoms personnels) et « sameach » voulant dire « heureux ». Par contre, je peux exprimer le verbe « être » au passé ou au futur. Le verbe « être » prend ainsi la place du pronom personnel. En voici un exemple au passé (sans les voyelles) :
הייתי שמח
Et sa translittération :
Hayiti sameach
Et en français :
J’étais heureux
« Hayiti » correspond au verbe « être » à la première personne du singulier au passé. Pour la notion d’avoir, cela est un peu plus compliqué. Exemple avec « j’ai un chat ». En hébreu, on dit (sans les voyelles) :
יש לי חתול
Ce qui donne en translittération :
Yesh li khatul
Ce qui se traduit « grosso-modo » par :
Il y a le chat
Et voici un tableau qui présente le verbe « être » conjugué au passé (et sa translittération entre parenthèses), le pronom personnel (accompagné également de sa translittération) et la traduction en français :
| הָיִיתִי (hayiti) | אֲנִי (ani) | j’étais |
| הָיִיתָ (hayita) | אַתָּה (atah) | tu étais (au masculin) |
| הָיִיתְ (hayit) | אַתְּ (at) | tu étais (au fémin) |
| הָיָה (hayah) | הוּא (hou) | il était |
| הָיְיתָה (hayétah) | הִיא (hi) | elle était |
| הָיִינוּ (hayinou) | אֲנַחְנוּ (ana’hnou) | nous étions |
| הֱיִיתֶם (héyitèm) | אַתֶּם (atèm) | vous étiez (au masculin) |
| הֱיִיתֶן (héyitèn) | אַתֶּן (atèn) | vous étiez (au féminin) |
| הָיוּ (hayou) | הֵם (hèm) | ils étaient |
| הָיוּ (hayou) | הֵן (hèn) | elles étaient |
De même, voici un tableau du verbe « être » au futur avec toujours la forme conjuguée, le pronom personnel et la traduction en français :
| אֶהְיֶה (èhyéh) | אֲנִי (ani) | je serais |
| תִּהְיֶה (tihyéh) | אַתָּה (atah) | tu seras (au masculin) |
| תִּהְיִי (tihyi) | אַתְּ (at) | tu seras (au féminin) |
| יִהְיֶה (yihyéh) | הוּא (hou) | il sera |
| תִּהְיֶה (tihyéh) | הִיא (hi) | elle sera |
| נִהְיֶה (nihyéh) | אֲנַחְנוּ (ana’hnou) | nous seront |
| תִּהְיוּ (tihyou) | אַתֶּם (atèm) | vous serez (au masculin) |
| תִּהְיֶינָה (tihyénah) | אַתֶּן (atèn) | vous serez (au féminin) |
| יִהְיוּ (yihyou) | הֵם (hèm) | ils seront |
| תִּהְיֶינָה (tihyénah) | הֵן (hèn) | elles seront |
Les nombres
Il est bien entendu possible de compter en hébreu. Les deux tableaux qui vont suivre sont issus de la page Wikipédia anglophone « Hebrew numerals ». Voici un premier tableau des dix premières valeurs ordinales, accompagnées de leur translittération et écriture en hébreu. A gauche se trouve le masculin et à droite la forme au féminin :
| 1 | (rishon) רִאשׁוֹן | (rishona) רִאשׁוֹנָה |
| 2 | (sheni) שֵׁנִי | (shniya) שְׁנִיָּה |
| 3 | (shlishi) שְׁלִישִׁי | (shlishit) שְׁלִישִׁית |
| 4 | (revi’i) רְבִיעִי | (revi’it) רְבִיעִית |
| 5 | (chamishi) חֲמִישִׁי | (chamishit) חֲמִישִׁית |
| 6 | (shishi) שִׁשִּׁי | (shishit) שִׁשִּׁית |
| 7 | (shvi’i) שְׁבִיעִי | (shvi’it) שְׁבִיעִית |
| 8 | (shmini) שְׁמִינִי | (shminit) שְׁמִינִית |
| 9 | (tshi’i) תְּשִׁיעִי | (tshi’it) תְּשִׁיעִית |
| 10 | (‘asiri) עֲשִׂירִי | (‘asirit) עֲשִׂירִית |
Et voici la liste des dix premières valeurs cardinales avec la traduction en nombre arabe, le nombre hébreu, la forme masculine et féminine. Les translittérations sont entre parenthèses. Notez que pour le zéro la même forme s’applique au féminin et au masculin :
| 0 | (efes) אֶפֶס | ||
| 1 | א (alef) | (eḥadh) אֶחָד | (aḥath) אַחַת |
| 2 | ב (bet) | (shənayim) שְׁנַיִם | (shətayim) שְׁתַּיִם |
| 3 | ג (gimel) | (shəloshah) שְׁלֹשָׁה | (shalosh) שָׁלֹשׁ |
| 4 | ד (dalet) | (arəba’ah) אַרְבָּעָה | (arəba’) אַרְבַּע |
| 5 | ה (he) | (ḥamisha) חֲמִשָּׁה | (ḥamesh) חָמֵשׁ |
| 6 | ו (vav) | (shishah) שִׁשָּׁה | (shesh) שֵׁשׁ |
| 7 | ז (zayin) | (shivə’ah) שִׁבְעָה | (sheva’) שֶׁבַע |
| 8 | ח (ḥet) | (shəmonah) שְׁמוֹנָה | (shəmoneh) שְׁמוֹנֶה |
| 9 | ט (tet) | (tishə’ah) תִּשְׁעָה | (tesha’) תֵּשַׁע |
| 10 | י (yod) | (‘asara) עֲשָׂרָה | (‘eser) עֶשֶׂר |
Les jours
En hébreu, le mot jour se dit en translittération :
yom
Et en hébreu, cela s’écrit :
יום
Pour rappel, le judaïsme obéit à un calendrier spécifique à la fois lunaire et solaire, que je détaille sur la page relative aux fêtes juives. Par conséquent, les jours de la semaine sont différents même si on trouve bien sûr une équivalence avec les jours du calendrier chrétien. Ce qui change avec le judaïsme c’est que le premier jour de la semaine est le dimanche et le dernier est le jour du Shabbat (en souvenir du récit biblique de la Genèse avec la création du monde en sept jours). Voici la liste des jours hébraïques avec le nom hébreu, la translittération et l’équivalence en français :
| ראשון | rishon | Dimanche |
| שני | sheni | Lundi |
| שלישי | shlishi | Mardi |
| רביעי | revi’i | Mercredi |
| חמישי | chamishi | Jeudi |
| שישי | shishi | Vendredi |
| שבת | shabbat | Samedi (jour du Shabbat) |
Pour rappel également, les jours hébraïques commencent à la tombée du soleil et non à minuit comme à notre habitude. Ainsi par exemple, Shabbat débute donc le vendredi soir au coucher du soleil, et non à minuit.
Quelques exemples bibliques et liturgiques
Je propose ici quelques phrases couramment employées dans le domaine liturgique ainsi que biblique avec leur translittération et traduction en français. Pour commencer, voici en hébreu la phrase d’introduction des bénédictions ou berakhot qu’un juif se doit de prononcer à de nombreuses occasions :
…בָּרוּךְ אַתָּה יהוה אֱלֹהֵינוּּ, מֶלֶך הָעוֹלָם
En translittération, cela nous donne la prononciation suivante :
Barukh ata Adonai Eloheinu, melekh ha’olam…
Et en français :
Béni sois-Tu, l’Eternel notre Dieu, roi de l’Univers…
Autre exemple, voici en hébreu le premier verset du livre de la Genèse ou « Au commencement » ou Bereshit premier livre de la Bible Hébraïque :
בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ
En translittération, cela nous donne la prononciation suivante :
Bereshit, bara elohim, et hashamayim, ve’et ha’aretz
Et en français, nous traduisons le verset comme ceci :
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Et pour conclure, voici un exemple avec les premiers mots de la prière du Shema Israel, prière essentielle dans le judaïsme qui rappelle l’unicité de Dieu et enjoint au monothéisme. En hébreu, la prière commence comme ceci :
שְׁמַע יִשְׂרָאֵל יְהוָה אֱלֹהֵינוּ יְהוָה אֶחָד
En translittération, nous avons le texte suivant :
Shema yisra’el adonai eloheinu adonai echad
Ce qui nous donne en français :
Ecoute Israël! Le Seigneur notre Dieu est le Seigneur UN
On peut également s’intéresser aux noms propres de la Bible Hébraïque. En voici une liste non exhaustive avec l’hébreu, la translittération (qui diffère parfois de la traduction française) et la traduction en français :
| יִשְׂרָאֵל | Yisrael | Israël |
| אָדָם | Adam | Adam |
| קַיִן | Kayin | Caïn |
| הָבֶל | Havel | Abel |
| אַבְרָהָם | Avraham | Abraham |
| שָׂרָה | Sara | Sarah |
| יִצְחָק | Yitzhak | Isaac |
| יַעֲקֹב | Yakov | Jacob |
| יֹסֵף | Yosef | Joseph |
| שָׁאוּל | Shaul | Saul |
| דָּוִד | David | David |
| שְׁלֹמֹה | Shlomo | Salomon |
| מֹשֶׁה | Moché | Moïse |
| שְׁמוּאֵל | Shemouel | Samuel |
| יִרְמְיָהוּ | Yrmeyahou | Jérémie |
Vous pouvez également retrouver une telle liste à cette adresse avec les noms d’autres personnages célèbres. Sans oublier les innombrables livres de la Bible Hébraïque qui sont nommés d’après l’auteur ou le personnage principal, et que vous retrouverez ici. Et voici également une liste avec des mots fréquemment retrouvés dans la Bible Hébraïque :
| אֱלֹהִים | Elohim | Dieu |
| יְהוָה | Yahweh | Seigneur (Éternel) |
| אֶרֶץ | Eretz | Terre |
| בֵּן | Ben | Fils |
| דָּבָר | Davar | Parole |
| מַלְכוּת | Malkhut | Royaume |
| שָׁמַיִם | Shamayim | Cieux |
| חָיָה | Chayah | Vivre |
| עוֹלָם | Olam | Monde (Éternité) |
| יד | Yad | Main |
| רוּחַ | Ruach | Esprit |
| עֵד | Ed | Témoin |
| עֶבֶד | Eved | Serviteur |
| עִם | Im | Avec |
| צֶדֶק | Tzedek | Justice |
| רוֹעֶה | Ro’eh | Berger |
| מָשִׁיחַ | Mashiach | Messie |
Pour aller plus loin dans le domaine de l’étude de l’hébreu (biblique ou moderne), je vous recommande les ouvrages suivants :
- Les ouvrages de la méthode Assimil
- « Premiers pas en hébreu » aux éditions Larousse
- « Premières leçons d’hébreu » de Shai Alfia
- « Hébreu biblique en 15 leçons » de Sophie Kessler-Mesguich
- « Hebrew from Zero » par Jonathan Keren-Black
- Vous pouvez également consulter les sites suivants : « lilmod-aleph-beth« , « alittlehebrew » (très utile pour les translittérations), « teachmehebrew« , « hebrew4christians« , « ivritalk« …
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